la vie dehors
chemins obscurs
azur et or
je n’en ai cure
d’abord se taire
sentir en moi
ce qui se terre
à tout émoi
et puis rêver
d’encore écrire
l’âme bravée
par le sourire
l’exaltation
du cœur dédié
aux vibrations
du monde entier
goûter la paix
le soir venu
dans le drapé
des sens à nu
et oublier
les anciens jours
pour tout rayer
hormis l’amour
Texte de Luc Fayard,.
Voir la mise en scène, illustrée par 14 œuvres d'artistes contemporains, dans Galerie Amavero
azur et or
Mots-clés :
amour,
émoi,
êve,
exaltation,
Luc Fayard,
nouveau-poeme,
oubli,
paix,
silence,
vibration,
vie
poupée à roulettes
une poupée en céramique
et à roulettes
cela n’existe pas
et pourtant me voilà
fière et mystérieuse
si fragile
qu’on me suspend au mur
les enfants ont juste le droit
de me contempler
et de me haïr
puisque pas touche
alors regardez-moi
comme un totem
je suis le signe
de la précarité du monde
j’ai le cœur serré
les mains moites
doigts collés par la peur
un jour une fenêtre s’ouvrira
en claquant
le vent entrera
tourbillonnant
et je tomberai par terre
explosant
en mille morceaux
prenant pitié de moi
une petite fille attendrie
agenouillée sur le puzzle
tentera de recoller les morceauw
mission impossible
je finirai à la poubelle
et le clou sur le mur rouillera
pleurez braves gens
la poupée à roulettes est morte
et la légèreté du monde aussi
Texte de Luc Fayard inspiré par la sculpture Talisman, de Christina Bothwell (1990) - technique mixte : verre coulé, céramique et objets trouvés
Voir la mise en scène dans Galerie Amavero .
et à roulettes
cela n’existe pas
et pourtant me voilà
fière et mystérieuse
si fragile
qu’on me suspend au mur
les enfants ont juste le droit
de me contempler
et de me haïr
puisque pas touche
alors regardez-moi
comme un totem
je suis le signe
de la précarité du monde
j’ai le cœur serré
les mains moites
doigts collés par la peur
un jour une fenêtre s’ouvrira
en claquant
le vent entrera
tourbillonnant
et je tomberai par terre
explosant
en mille morceaux
prenant pitié de moi
une petite fille attendrie
agenouillée sur le puzzle
tentera de recoller les morceauw
mission impossible
je finirai à la poubelle
et le clou sur le mur rouillera
pleurez braves gens
la poupée à roulettes est morte
et la légèreté du monde aussi
Texte de Luc Fayard inspiré par la sculpture Talisman, de Christina Bothwell (1990) - technique mixte : verre coulé, céramique et objets trouvés
Voir la mise en scène dans Galerie Amavero .
Voir aussi les œuvres d'art sélectionnées par l'association Amavero: art contemporain dans Galerie d'art contemporain et moderne dans Galerie d'art moderne
lézard
si j’étais philosophe
serein sur mon muret
j'égrènerais des strophes
par les ans tempérées
je vivrais reposé
dans les effluves d’herbe
et des fleurs arrangées
en de subtiles gerbes
étendu sur mon lit
de galets et de mousse
les heures sans folie
me rendraient l’âme douce
ainsi libre d'envies
ni joyeux ni peiné
je jouirais de ma vie
pour des milliards d’année
Texte de Luc Fayard; voir la mise en scène, inspiré par la sculpture Lézard des murailles, d’Alain Courtaigne dans Galerie Amavero
serein sur mon muret
j'égrènerais des strophes
par les ans tempérées
je vivrais reposé
dans les effluves d’herbe
et des fleurs arrangées
en de subtiles gerbes
étendu sur mon lit
de galets et de mousse
les heures sans folie
me rendraient l’âme douce
ainsi libre d'envies
ni joyeux ni peiné
je jouirais de ma vie
pour des milliards d’année
Texte de Luc Fayard; voir la mise en scène, inspiré par la sculpture Lézard des murailles, d’Alain Courtaigne dans Galerie Amavero
Mots-clés :
Alain Courtaigne,
éternité,
lézard,
Luc Fayard,
muret,
nouveau-poeme,
philosophe,
serein,
vie
mythe
la nostalgie de l’enfance
est le mythe du paradis
on s’imagine avoir vécu
l’innocence du monde
alors qu’on n’était que jouet
griffé par le hasard
bateau de papier
secoué par la brise du lac
cerf-volant échappé de son fil
l’inconscience angélique
suffisait à transcender
les silences et les sourires
les caresses et les comptines
l’infinie douceur de la peau
nous tenait lieu de cocon
son odeur tiède nous abritait
des miasmes du monde
quand avec le temps
qui martèle et rouvre
les cicatrices
on se rend compte
de la supercherie
qui nous a suggérée
un bonheur flou
l’odieuse découverte
nous fait un trou à l’âme
alors on ne sait plus
quelle fut l'enfance vécue
perdant l’équilibre
on marche en crabe ahuri
de la difficulté d’être adulte
et dans les mensonges
du souvenir
on ne garde en soi
que l’absence hurlante de réponse
à la seule question existentielle
la réalité de l’amour
parents chérissez vos enfants
et surtout montrez-leur
comment vous les aimez
Texte de Luc Fayard ; voir la mise en scène illustrée par des œuvres d'art contemporain dans Galerie Amavero
est le mythe du paradis
on s’imagine avoir vécu
l’innocence du monde
alors qu’on n’était que jouet
griffé par le hasard
bateau de papier
secoué par la brise du lac
cerf-volant échappé de son fil
l’inconscience angélique
suffisait à transcender
les silences et les sourires
les caresses et les comptines
l’infinie douceur de la peau
nous tenait lieu de cocon
son odeur tiède nous abritait
des miasmes du monde
quand avec le temps
qui martèle et rouvre
les cicatrices
on se rend compte
de la supercherie
qui nous a suggérée
un bonheur flou
l’odieuse découverte
nous fait un trou à l’âme
alors on ne sait plus
quelle fut l'enfance vécue
perdant l’équilibre
on marche en crabe ahuri
de la difficulté d’être adulte
et dans les mensonges
du souvenir
on ne garde en soi
que l’absence hurlante de réponse
à la seule question existentielle
la réalité de l’amour
parents chérissez vos enfants
et surtout montrez-leur
comment vous les aimez
Texte de Luc Fayard ; voir la mise en scène illustrée par des œuvres d'art contemporain dans Galerie Amavero
inutiles mains
quatre milliards d’années
à construire la vie
quelques décennies
pour la détruire
il est trop tard
les mains ont beau
surgir de l’eau
magnifiques
pour crier au secours
et tenter de soutenir
les murs branlants
de notre aveuglement
il est trop tard
rentrez sous l’eau
membres de l’espoir inutile
cachez-vous
laissez crouler le monde
devenu fou
Venise aussi mourra
campagnes et villes
se noieront
ne faisant plus dans l’eau
que de petits ronds
s’amenuisant
et nos enfants pleureront
Texte de Luc Fayard inspiré par la sculpture « Support » de Lorenzo Quinn, à Venise (2017)
à construire la vie
quelques décennies
pour la détruire
il est trop tard
les mains ont beau
surgir de l’eau
magnifiques
pour crier au secours
et tenter de soutenir
les murs branlants
de notre aveuglement
il est trop tard
rentrez sous l’eau
membres de l’espoir inutile
cachez-vous
laissez crouler le monde
devenu fou
Venise aussi mourra
campagnes et villes
se noieront
ne faisant plus dans l’eau
que de petits ronds
s’amenuisant
et nos enfants pleureront
Texte de Luc Fayard inspiré par la sculpture « Support » de Lorenzo Quinn, à Venise (2017)
Mots-clés :
appel,
échauffement,
écologie,
environnement,
inondation,
Lorenzo Quinn,
Luc Fayard,
nouveau-poeme,
sculpture
la lune pleure
je n’irai pas décrocher la lune
je la laisse où elle est
pour que perdurent mes rêves
les soirs de grise mine
quand je lève la tête
et m’imagine
un monde moins dur
aux vallons embrumés
bleutée au loin
dans mes nuits d’insomnie
elle m’envoie de son coin
des mots d’amour attendris
depuis des siècles
ni astre ni matière
la lune n’est que prières
supplications espoirs
larmes et joies
sphère aspirant
les émotions du monde
qui montent vers elle
surtout
ne pas la prendre
dans ses bras
qu’elle reste là-haut
au chaud
à nous regarder
la tête penchée
quel plaisir alors
de suivre sa courbe
dans le ciel rose
pour que la nuit durant
respirant autre chose
que le fardeau de l'âge
mon âme légère
s’élève jusqu’à elle
comme une feuille d’or
libérée de la gravité
vous ne le saviez pas
la lune parfois
verse une larme
mais ça ne se voit pas
ces nuits-là elle se cache
au fond des nuages
aujourd’hui la lune est triste
elle chante lasse
pour que les cœurs tendres
entendent son sélène soupir
il dit
pauvres humains
je vous aimais bien
mais vous avez cassé votre jouet
plus rien ne sera comme avant
aujourd'hui je ne peux retenir
ni les vents de l’enfer ni les raz de marée
vous mourrez par l’eau et par le feu
que vous n’avez pas su contenir
la lune c’est affreux
une nuit bientôt
va nous dire adieu
couchée pour de bon
loin du regard des hommes
implosant de mille cratères
aplatie comme une serpillère
alors sur la terre ronde
la mer en furie
pourra lâcher
ses vagues titanesques
et les vents tourbillonner
en arabesques
siphons libérant les tsunamis
de la fin du monde
regardez bien
la lune pleure
en son recoin
sur le malheur
Texte de Luc Fayard illustré par 32 œuvres d'art contemporain
je la laisse où elle est
pour que perdurent mes rêves
les soirs de grise mine
quand je lève la tête
et m’imagine
un monde moins dur
aux vallons embrumés
bleutée au loin
dans mes nuits d’insomnie
elle m’envoie de son coin
des mots d’amour attendris
depuis des siècles
ni astre ni matière
la lune n’est que prières
supplications espoirs
larmes et joies
sphère aspirant
les émotions du monde
qui montent vers elle
surtout
ne pas la prendre
dans ses bras
qu’elle reste là-haut
au chaud
à nous regarder
la tête penchée
quel plaisir alors
de suivre sa courbe
dans le ciel rose
pour que la nuit durant
respirant autre chose
que le fardeau de l'âge
mon âme légère
s’élève jusqu’à elle
comme une feuille d’or
libérée de la gravité
vous ne le saviez pas
la lune parfois
verse une larme
mais ça ne se voit pas
ces nuits-là elle se cache
au fond des nuages
aujourd’hui la lune est triste
elle chante lasse
pour que les cœurs tendres
entendent son sélène soupir
il dit
pauvres humains
je vous aimais bien
mais vous avez cassé votre jouet
plus rien ne sera comme avant
aujourd'hui je ne peux retenir
ni les vents de l’enfer ni les raz de marée
vous mourrez par l’eau et par le feu
que vous n’avez pas su contenir
la lune c’est affreux
une nuit bientôt
va nous dire adieu
couchée pour de bon
loin du regard des hommes
implosant de mille cratères
aplatie comme une serpillère
alors sur la terre ronde
la mer en furie
pourra lâcher
ses vagues titanesques
et les vents tourbillonner
en arabesques
siphons libérant les tsunamis
de la fin du monde
regardez bien
la lune pleure
en son recoin
sur le malheur
Texte de Luc Fayard illustré par 32 œuvres d'art contemporain
nostalgie
quand les voix aimées se seront tues
elles ne laisseront de leur bruit
que le souvenir aigu
des brèches de la vie
plus jamais les rêves de la nuit
ne s'ancreront aux habits de l’enfance
ni les jours enfuis
aux rives de l’absence
à quoi bon pleurer
ou tourner en rond
les bons moments passés
jamais ne reviendront
elle te dira que tu n’as pas vécu
comme tu l’aurais voulu
mais vollà la vie se nourrir
de joie de manques et avancer
chaque émotion produit une graine
chaque sourire un bout d’oxygène
ainsi se construit le labyrinthe
d’un destin à nul autre pareil
à la fin tu devras bien pourtant
assembler les pièces du puzzle
pour faire semblant de croire
à un accord possible
et si certaines éparses
ne trouvent pas leur place
dans le récit peint
entre en vide et plein
tant pis
c’est ainsi que tu vis
l’humanité de la folie
entre désir et nostalgie
Voir la mise en scène illustrée par 20 œuvres d'art contemporain dans Galerie Amavero
elles ne laisseront de leur bruit
que le souvenir aigu
des brèches de la vie
plus jamais les rêves de la nuit
ne s'ancreront aux habits de l’enfance
ni les jours enfuis
aux rives de l’absence
à quoi bon pleurer
ou tourner en rond
les bons moments passés
jamais ne reviendront
c’est ainsi que naît la nostalgie
un envahissement progressif
comme un voile de brume
ruisselant sur l'âme
on ne meurt pas de nostalgie
avec elle on vit tous les jours
elle te suit comme une ombre
fidèle jusqu’à la tombe
même si au souvenir
des regards rompus
des rencontres inabouties
le regret sournois s’insinue
un envahissement progressif
comme un voile de brume
ruisselant sur l'âme
on ne meurt pas de nostalgie
avec elle on vit tous les jours
elle te suit comme une ombre
fidèle jusqu’à la tombe
même si au souvenir
des regards rompus
des rencontres inabouties
le regret sournois s’insinue
elle te dira que tu n’as pas vécu
comme tu l’aurais voulu
mais vollà la vie se nourrir
de joie de manques et avancer
chaque émotion produit une graine
chaque sourire un bout d’oxygène
ainsi se construit le labyrinthe
d’un destin à nul autre pareil
à la fin tu devras bien pourtant
assembler les pièces du puzzle
pour faire semblant de croire
à un accord possible
et si certaines éparses
ne trouvent pas leur place
dans le récit peint
entre en vide et plein
tant pis
c’est ainsi que tu vis
l’humanité de la folie
entre désir et nostalgie
Voir la mise en scène illustrée par 20 œuvres d'art contemporain dans Galerie Amavero
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