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moine bouddha

moi le moine je suis bouddha
à côté du bouddha
j'ai son sourire
le même sens de la vacuité
de l’être et des objets
une perception réservée aux initiés
alors quel est le plus bouddha des deux

jour après jour le vide se fait en moi
je m'approche de la vraie nature du monde
mon ego perd sa forme
j'ai déjà renoncé à tout 
je respire l’impermanence des choses
tout viendra à moi
même vos regards votre brouhaha
je les accepte 
ils s'intègrent à l’harmonie naturelle

ne cherchez pas 
il n'y a rien à trouver
laissez simplement la paix venir en vous
et vous sourirez
comme moi

arrête le temps

arrête le temps
assieds-toi sur une chaise face au soleil
pose les mains sur les genoux
tranquille
lève le menton pour dérider le cou
déjà t'as l'air moins vieux ainsi
t'es drôle la tête en l'air
tu ressembles à un pingouin
qui chercherait les bruits de l'univers
ferme les yeux
laisse la lumière te chauffer la peau du visage
suis la fièvre qui court et descend vers les épaules et les mains
tout doucement progressivement
il faut absolument qu'elle arrive jusqu'au pied
cette chaleur du ciel
et qu'elle penètre la terre
à travers toi
alors seulement
tu seras lié au monde
tu seras peut-être yin et yang
mais pas encore
respire doucement
sans faire de bruit
par le ventre par le centre
soyons précis gonfle le ventre quand tu inspires
et creuse-le quand tu expires
voici le souffle chinois de l'énergie
et du taichi
qui te baigne et te prends avec lui
filtre les sons
ne laisse entrer que ceux qui te plaisent
l'appel de l'oiseau
le vent qui bruisse
et d'ailleurs
peu à peu
tu n'entends plus les sons
tu ne perçois que les vibrations
et voilà
c'est tout
tu as rajeuni de quelques minutes
pendant tout ce temps où tu as oublié le temps
c'est même mieux que cela
en fait le temps t'a contemplé
et il s'est arrêté
par respect pour l'homme qui cherche

désert marocain

cailloux noirs tranchants 
posés comme des sacrifices 
sur cette terre secrète 
chaude et grise 
parsemée d’arbrisseaux vert brun 
efflanqués et piquants 
nourris du soleil infernal du désert

autour des cirques longs 
tout en haut 
des montagnes de blocs et de poussière 
te surveillent 
et toi tu marches 
sur la piste des chameaux 
la tête vide et pleine 
le corps fier et fatigué 
et ton âme 
un court instant 
rêve d’éternité
Conseil: une fois sur les poèmes, passez d'un texte à l'autre avec les flèches du clavier