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sirène

la plage est un monde à part
avec ses éléments
barques galets algues
et ses habitants
crabes crevettes couteaux
un monde balayé
par les gestes lents
de la marée
comme un coiffeur
qui lisserait la chevelure
d’une sirène alanguie

cycle marin

l’huître boit la mer
la mer savoure le soleil
le soleil chauffe le rocher
le rocher se pare d’écume
l’écume emporte l’algue
l’algue se couvre de sel
le sel titille le couteau
le couteau attend la marée
la marée renvoie le poisson
le poisson caresse l’huître

enfant à la plage

le sable ça gratte
les petis grains se faufilent
entre mes doigts de pied
c’est quoi toutes ces odeurs
lourdes et grasses 
j’ai quand même envie
de respirer un grand coup
là-bas j’entends les mouettes
et leur drôle de rire rauque
je vois la mer qui s’en va
sous la poussée des vagues
je suis indécis
devant tant de vie
mais je le sens
sur cette plage
je n’ai besoin de personne
pour exister

marée dans la baie

dans ce lieu pécial
le paysage change sans cesse
les odeurs et les sons aussi
tout y est plus que vivant
l'endroit parle à l’âme
on y respire un air 
plus pur qu’ailleurs
la lumière possède cette acuité
cette transparence
qui cisèlent la mer et les rochers
pour finir au fond du cœur 
alors on pousse un grand soupir
de bonheur

brise écaillles et ribambelles

la brise frise la mer qui se meurt
sur les rocs noirs habillés d’écailles
les algues longues et vertes s’affalent
couvrant des ribambelles de sable gris

brins en tas grains mouillés qui s’étalent
dessinant des taches brunes et ocres
la pluie luit sur la vase rase
vide au premier coup d'oeil
si peuplée quand la mer l'abandonne

ce pays d’eau de bas en haut
baigne de lames désarmées
mes larmes d’enfance dense
le regret croit quand le souvenir gît
l’avenir fuit devant la nostalgie

adieu à l’aber wrac'h

j’ai porté pour toi le goémon tout en vrac 
qui se trainait au confluent de l’aber wrac'h 
j’ai respiré la mer qui se souvient de nous 
cachant l'ancien baiser parmi ses embruns fous 

je luttais en vain contre une nuit peu aimable 
les dents toujours pleines de pépites de sable 
j’étais seul coiffé d’un vol de mouettes piaillantes 
griffures du ciel noirci girouettes planantes 

l’horloge du bord égrenait mal les secondes 
lentes et pesantes comme la fin du monde 
alors j’ai quitté ces hauteurs méprisantes 
j’ai dit adieu à la rivière qui me hante 

rivière noire et nue où jamais rien ne s’ancre
Conseil: une fois sur les poèmes, passez d'un texte à l'autre avec les flèches du clavier